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Profil d’athlète: Tommy Giroux

Profil d'athlète: Tommy Giroux

Tommy Giroux revient tout juste d’Europe. En août dernier, il a élu domicile à Amiens, ville situé à deux heures au Nord de Paris ou il évolue comme ailier avec Les Gothiques d’Amiens dans la Ligue Magnus. Il a fortement contribué au succès de son équipe lors de cette première saison avec 51 points en 44 matchs en saison régulière.

 

| Parle nous de ta première année en Europe. Quels ont été tes challenges lors de cette première à Amiens?

C’est certain qu’il y a eu une période d’adaptation. La patinoire est plus grande et donc tu dois couvrir plus d’espace, ce qui demande plus d’endurance. La patinoire est 15 pieds plus large que dans la LNH. Le style de jeu aussi est différent là-bas. C’est moins physique et plus porté vers la manipulation de rondelle ainsi que la vitesse.

Je crois avoir vécu une belle progression tout au long de l’année et la chimie créée avec mes nouveaux co-équipiers s’est rapidement installée.

 

 

| As-tu subi des blessures importantes depuis ton arrivé dans la ligue Magnus?

Non, je n’ai pas subi de blessure cette année. J’avais travaillé très fort pour me préparer avant mon départ et je suis arrivé au camp top shape! J’ai eu des problèmes de dos en 2014 mais avec les changements appliqués dans mes entrainements, j’ai réglé ça.

Si je compare avec l’UQTR ou j’ai évolué de 2013 à 2017, il y avait plus de mise en échec. Ça finit par avoir un impact sur le corps d’un athlète lors d’une saison. Le style de jeu Européen convient bien à un hockeyeur comme moi. L’emphase est surtout portée sur la vitesse.

 

| Depuis ta première saison à l’UQTR jusqu’à aujourd’hui, quels sont les changements majeurs que tu as fait dans ta préparation?

Je crois que c’est surtout au niveau de ma mobilité et ma flexibilité. Mon attitude a changé envers l’entrainement. J’ai moins tendance à me challenger sur le fait de pousser des charges vraiment lourdes, j’essaie d’être le plus fonctionnel possible.

Je veux pouvoir jouer longtemps et pour ça, je dois m’entrainer intelligemment afin d’être à l’aise dans mon corps en tout temps.

 

Patriotes de l’UQTR

 

| Depuis ton arrivé en France, est-ce que tes habitudes alimentaires ont beaucoup changé?

C’est certain que le pain, les charcuteries et le fromage occupe une place plus importante dans mon assiette quand je veux me gâter… C’est tellement bon!

Mais la majorité du temps, mon alimentation est semblable à quand je suis au Québec. Ce que j’aime beaucoup, c’est qu’on peut facilement retrouver des produits frais en tout temps.  On fait notre marché au jour le jour car les produits se perdent plus rapidement.

 

 

| Est-ce que tu as un plan de suppléments que tu utilises sur une base régulière?

Je ne consomme pas une quantité phénoménale de suppléments. Je prends les bases chaque jour : Multi-vitamine, Vitamine D3, Omega-3 et les protéines après les muscu ou les pratiques pour la récupération. Sinon, pendant les matchs j’aime bien le Biosteel.

En Europe on est souvent contrôlé, donc c’est important de s’assurer que ce que l’on consomme est clean. En 4 ans à l’UQTR je n’ai jamais été contrôlé pour le doping et à ma première saison à Amiens, j’ai passé tous les tests. (Sang + urine)

 

 

| Depuis quand as-tu commencé à faire ta préparation au Elite Factor?

Je suis arrivé au Elite à l‘été 2016 pour faire un suivi sur mes problèmes de dos. Je n’étais pas à 100% et le but était de retrouver un état optimal pour jouer à mon plein potentiel sans me poser de question.

Pascal m’a pris en charge et on a fait un bon reset cet été là. Mon entrainement était très porté sur mes points faibles pendant qu’on gardait mes points forts en maintien. Au lieu de me rentrer dedans en début d’été, mes trainings étaient comme de longs warm ups au début de l’été pour augmenter en intensité tout au long du processus.

 

Été 2018

 

 

| Qu’est ce qui fait que tu reviens au Elite Factor depuis quelques années?

J’aime bien le fait qu’on considère l’aspect longévité pour ma préparation. La prévention de blessure est à l’avant plan, ce qui n’est pas toujours le cas dans la préparation en hockey. Les gars proposent toujours de nouveaux exercices qui me challenge, année après année, afin de m’amener à un autre niveau et ils s’assurent que tout ce que je fais est adapté à mes besoins.

C’est certain que la relation que j’ai développée avec l’équipe du Elite joue pour quelque chose aussi. Je n’ai pas l’impression d’être un numéro, les gars connaissent mon parcours et mes besoins par cœur.

 

 

Tommy Giroux au fil des ans:

 

2010-2011: Cataractes de Shawinigan

2011-2012 : Voltigeurs de Drummondville / Armada de Blainville

2012-2013 : Armada de Blainville

2013-2017 : Patriotes de l’UQTR

2017-2018: Les Gothiques d’Amiens